27 juillet 2008
26 Juillet - Chiang Dao
On se lève sans trop trainer car il faut check-out et se rendre à Chiang Dao, à une cinquantaine de km. On a réservé 2 nuits dans une guest house dans la montagne en pleine nature où se trouve un resto gastronomique. On se fait un petit déjeuner (pas top) mais pas trop loin de la guest house. Pendant que Cécile boucle les valises, Lucien et moi on part changer de l’argent. Au passage on achète un pied pour faire des photos de nuit. On check out et on hèle un taxi qui passe devant l’hôtel pour nous emmener à la gare routière prendre un bus. On discute un peu. Finalement, on décide d’aller à Chiang Dao avec lui ! Du coup cela s’annonce moins compliqué que prévu et Cécile est contente car on profitera plus longtemps de Chiang Dao, en arrivant plus tôt. Marcel en profite pour faire une sieste dans sa poussette. Pratique ces taxis où la poussette rentre ouverte.
On peine un peu à trouver la guest house mais ce n’est pas peine perdue. Les bungalows, assez sommaires, sont situés dans un magnifique jardin très bien entretenu. La végétation est exubérante. On est accueilli par un petit verre de sirop de canne à sucre. On arrive assez tôt pour manger mais quand on demande un chicken fried rice, la serveuse nous répond qu’on ne sert pas ce genre de plats ici. On regarde un peu mieux les menus (il y en a un pour les enfants) et on se commande un panini et du riz avec des légumes sautés et du poulet (non rien à voir avec le chicken fried rice). Les enfants ont droit à une assiette de frites belges maisons et des nuggets de poulet. C’est délicieux. A côté du restaurant, dans le jardin, un petit kiosque est aménagé avec des jeux pour les enfants : on peut les surveiller du coin de l’œil en mangeant. Le paradis des petits et des grands.
On laisse passer les heures les plus chaudes en digérant dans notre chambre et on décide de partir marcher un peu dans les environs. La serveuse nous conseille d’aller voir un petit temple à 500 m. Ce que nous faisons. Il faut grimper 510 marches pour l’atteindre, à travers une véritable forêt vierge. Il ne fait pas particulièrement chaud mais très humide : on est vite en nage. Le bruit des cigales est parfois étourdissant. Lucien part bille en tête et arrive le premier au sommet. Marcel traine un peu. Dès qu’il a l’occasion, il part faire ses trucs dans son coin (ramasser un baton, jeter des cailloux dans une flaque, partir voir un bidule dans la direction opposée…). Le temple en haut est érigé en l’honneur d’un sage décédé en 1992. On admire sa statue en cire digne du musée Grévin (« c’est un vrai maman ? »). Un moine passe l’aspirateur. On fait le tour par une terrasse qui surplombe la vallée : c’est une mer de vert (sans jeu de mot). On ne croise personne. On redescend récupérer nos chaussures et Marcel part faire son curieux et revient en courant suivi par un moine tendant à la main ce qui ressemble à une glace à l’eau. Il semble surpris en voyant Lucien. On le remercie et il retourne vaquer à ses occupations. Mais il revient tout de suite tendant une seconde friandise. Kopunkap ! En regardant de plus près pour les ouvrir, on se rend compte qu’il s’agit de petits cônes de gelly. Les enfants adorent. Ca pendouille comme une langue bleue. Ils retournent voir les moines pour les remercier avant de partir … et ils reviennent avec deux nouveaux petits cônes de gelly. On les garde pour plus tard ; il faut redescendre.
On a droit à un nouveau concert de cigales, il faut crier pour pouvoir se parler. On retrouve notre bungalow pour une douche bien méritée.

On traine un peu avant d’aller manger. Les enfants ne pensent qu’à retrouver
les jeux, sous le kiosque, d’autant plus qu’on a croisé plein d’autres enfants
de touristes.
On commande entrée - plat - dessert. On se lâche. Les plats sont occidentaux, délicieux et superbement présentés. Les enfants ont droit à spaghetti au cheddar, nuggets, frites. No comment. On planifie le lendemain et on se couche dans véritable concert de grenouilles.
25 Juillet - Chiang Maï zoo
Aujourd’hui c’est moi qui suis de garde. 7h30 et je l’entends déjà qui remue. Je joue la montre, espérant toujours qu’il va se rendormir. Mais non. Il a plutôt envie de jouer. Nous enfilons nos pantalons et nos sandales et nous sortons à la recherche d’un petit déjeuner. Nous retournons dans le soi du Lemontree mais bien avant d’y arriver, nous croisons une minuscule terrasse avec des tables et des bancs brutS en bois. Ca a l’air sympa et les breakfasts sont affichés en grand : c’est ce qu’il nous faut ! Va pour un super américain. Nous engloutissons les œufs brouillés, le bacon, les tartines de confitures, la salade de fruits le jus d’orange et le thé et nous repartons en direction de la guest house. Nous croisons un salon de coiffure. Je regarde Marcel. Il a les cheveux longs. Et avec la chaleur et les siestes dans la poussette c’est pas extra. C’est parti pour une petite tonte ! La coiffeuse n’a pas l’air très habituée. Marcel regarde la télé au début puis il commence à s’agiter. Sur mes conseils, elle finit à la tondeuse. Le résultat n’est pas parfait mais c’est plus court qu’avant et c’est ce qu’on voulait.
On rentre enfin dans la chambre. Maman est déjà levée. Elle blogue. Lucien émerge. Ils descendent déjeuner dans la guest house et nous partons à la recherche d’un taxi pour nous emmener voir le Doi Suthep et le zoo. C’est vite négocié, au coin de la rue.
Le Doi Suthep est un petit sommet à 10 km de Chiang Maï. A son sommet un wat très connu pour détenir des reliques importantes du Bouddha. Selon la légende, l’éléphant qui les transportait serait mort de fatigue à la fin de son ascension, à l’endroit même où l’on décida de construire le temple.
En haut des 306 marches, c’est très doré et très brillant mais c’est charmant et très bien entretenu. Les bougainvilliers sont énormes. Lucien et Marcel se font attacher par un moine un petit bracelet avec 3 fils blancs autour du poignet. Il leur promet vitalité et énergie, je ne suis pas sûr qu’ils en manquent vraiment, mais bon. On boit un jus de fruit et on descend.
On décide de manger sur place, le chauffeur nous demande trop cher pour pousser jusqu’au parc naturel à côté où on aurait pu pique-niquer. Et on redescend direction le zoo.
Marcel s’endort dans le taxi. Le zoo est étendu. On arrive un peu tard ; vers 15h. On rechigne à attendre le minibus ou à prendre le monorail (les escaliers pour y accéder avec la poussette c’est pas terrible) et on visite à pied. On voit un fourmilier, des castors, des girafes, des zèbres et des autruches, des pandas, des lions et des lions blancs, des tigres et un tigre blanc, des panthères et des léopards. Lucien a même le droit de leur donner un morceau de viande (avec une pique à travers la grille et pour 20 baths bien sûr !). Nous rentrons ensuite dans l’immense volière. Là c’est la jungle. On se prend pour Indiana Jones. On est accueilli par un paon et on croise plein d’autres oiseaux dont on n’a pas noté le nom. On se dit qu’on ferait bien de sortir par le haut de la volière et on se lance dans l’ascension vertigineuse d’un escalier tapissé de mousse. Marcel et la poussette sous le bras. On arrive en haut en nage ; la porte est verrouillée par un cadenas. Dur. On redescend et on se dirige vers la sortie : on aimerait pas passer la nuit ici avec tous ces habitants !
On rentre à l’hôtel un peu vanné. Marcel n’a presque pas dormi. On mange dans un hôtel super classe en face de notre guest house. Dans le hall un musicien joue des classiques devant un bassin avec des poissons rouges énormes. Les enfants s’amusent avec les nombreuses petites fontaines. On mange comme des rois et on rentre se coucher. Tout le monde s’endort vers 20 :30. Parents compris !
Fabien



















